Considérons un gaz liquéfié pur à l’équilibre thermodynamique dont l’état est présenté par le point A de la figure. Si on lui fournit de la chaleur, le point représentatif de son état se déplace sur la courbe de tension de vapeur saturante jusqu’à rejoindre le point B. Le gaz peut alors passer, par dépressurisation brutale, à l’état représenté par le point E en restant, au moins momentanément, surchauffé, à l’état liquide avant de se vaporiser plus ou moins rapidement. En revanche, du gaz dont l’état est représenté par le point C de la courbe de tension de vapeur, ne peut subir une dépressurisation brutale amenant la droite verticale représentative de cette transformation à couper la droite limite de surchauffe sans subir une vaporisation homogène et rapide, pouvant avoir un caractère explosif [INERIS 2017].

En réalité, l’expérience semble démontrer (Birk, 1995) que la grande majorité des BLEVEs se produisent alors que le liquide est loin de sa température limite de surchauffe. Il suffit pour cela que le liquide soit surchauffé. Ce point important relativise la distinction (Leprette, 2002) entre les BLEVEs « froids » et les BLEVEs « chauds » [INERIS 2017].
La droite passant par la température critique et la température limite de surchauffe est appelée droite limite de surchauffe. Elle détermine le domaine au-delà duquel la nucléation spontanée est possible.
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